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Clara Haskil


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Une vie avec pour seuls bagages,
la musique, la sincérité
et le fidèle sourire des amis.

 

Ecrit et mis en scène par
Serge Kribus

Interprété par
Anaïs Marty

Clara Haskil prélude et fugue


Les 4, 5, 6, 9 et 11 décembre 2018
au Théâtre Jean Vilar
Louvain-La-Neuve – Belgique

 
 
 

Production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar

 Avec le soutien et la participation du Festival Hulencourt

Le texte est publié aux éditions
L’avant-scène théâtre
Préface de Madame Anne Queffélec
Illustrations de Max Lapiower

 
 
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Synopsis

Nous sommes le 6 décembre 1960. Le TEE, le Trans Europ Express entre en gare du Midi , à Bruxelles. Clara descend du train. Demain, elle donnera un récital avec son ami Arthur Grumiaux. Elle prend les escaliers mécaniques, glisse et tombe. La pianiste relève la tête. La gare a disparu. Soudain, elle voit danser les flammes d’un incendie. C’est la maison d’enfance ! Elle brûle ! Les images apparaissent, le dessin des visages, les voix, tout le monde est là.

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Les notes, le cœur


Les notes sont dans le livre ?
Maman dit
Elles sont écrites, oui, ma chérie.
Mais maman, tu m’as toujours dit que la musique est dans le cœur.
La musique est dans le cœur, justement, ma chérie,
nous ne pouvons pas prendre le cœur dans notre main, tu sais,
le sortir de nous-même et souffler dedans pour faire entendre la mélodie. 

Clara Haskil
Prélude et fugue

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9 décembre
Évènement avec
Le Festival Hulencourt

16h : Représentation de Clara Haskil, prélude et fugue

18h : Conversation avec les enfants et les adolescents (Adultes admis ! )
→ En savoir plus

19h30 : Récital

En hommage à Clara Haskil et Arthur Grumiaux
Programme du récital de Besançon en 1957.

  • Sonate en si bémol majeur K454 de W.A.Mozart

  • Sonate en mi mineur K304 de W.A.Mozart

  • Sonate n°3 en mi bémol majeur Opus 12 de Beethoven

  • Sonate n°10 en sol majeur Opus 96 de Beethoven

Palmo Venneri (piano)
Marketa Janouskova (violon)                

Récital donné gracieusement avec réservation indispensable
au 0800 /25 325 sous réserve de disponibilité.

Évènement organisé avec le généreux soutien du Festival Hulencourt.

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Palmo Venneri  (piano)

Palmo Venneri (piano)

Marketa Janouskova  (violon)

Marketa Janouskova (violon)

 

Biographie

Clara Haskil naît à Bucarest en 1895. Elle ne sait pas encore écrire que, déjà, elle reproduit à l’oreille les mélodies qu’elle entend. A sept ans, séparée de sa mère et de ses sœurs, (son père est déjà décédé), elle part étudier le piano à Vienne, en compagnie de son oncle. A quinze ans, elle sort du Conservatoire de Paris avec un premier prix. Quand la jeune musicienne joue à Lausanne, Milan, Bruxelles ou New-York, le public se lève, les orchestres applaudissent, les chefs s’inclinent. Ça ne suffit pas. Les cachets sont misérables. Paris l’ignore. Ses problèmes de santé, son manque de confiance et son trac maladif semblent la condamner. Mais les amis veillent. Ils sont là, présents tout au long de la vie. Ils l’accompagnent et lui apportent un soutien acharné, continu, indéfectible. En 1950, enfin, Clara Haskil accède à la notoriété et au succès mondial. Elle décède à Bruxelles, dix ans plus tard.

 
L’amitié est une bonne raison de vivre.
— Clara Haskil

 Presse

La pièce est à l’image du jeu de Clara Haskil,
c’est détaillé, lumineux, juste et beau.

-
L’Avenir

Anaïs Marty livre une interprétation exceptionnelle et bouleversante.
Comme chez Haskil, la virtuosité se fait oublier
pour ne retenir que l’émotion.
- La Libre Belgique

Le public à la fin est debout, soufflé
par un destin et un jeu hors du commun.

-
Le Soir

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Le professeur Anton Door attire notre attention sur une petite fille dont le talent musical est tout à fait exceptionnel. Il nous écrit : « Ces jours-ci s’est présenté chez moi un médecin venant de Roumanie et tenant par la main une petite fille de sept ans, fille d’une veuve. Cette enfant est un prodige : elle n’a jamais reçu de véritable enseignement musical – mais ce n’est pas nécessaire car tout ce qu’on lui joue, sans les possibilités de ces petites mains, elle le joue à son tour de mémoire, sans une faute, et qui plus est dans n’importe quel ton. Je lui au présenté une sonate, facile, de Beethoven : elle l’a déchiffrée d’une façon parfaite sans un accroc. On se trouve là devant une énigme : cette maturité d’un cerveau d’enfant est véritablement angoissante.
— Anton Door, Neue Freie Presse, Avril 1902
 

Une joie, une émotion

Comme la peinture, la musique n’a pas besoin de mots. On peut ne pas y être sensible, ne pas l’aimer, ne pas la comprendre, mais elle n’est jamais confrontée à la limite des mots. La musique traduit nos émotions. Or je crois que les émotions sont l’une des principales sources de nos connaissances. Elles nous parlent et nous informent sur ce qui convient ou ne convient pas à notre corps. Ce n’est pas le langage qui mène aux émotions. Ce sont les émotions qui mènent au langage.

Etrangement, de nombreuses sociétés s’organisent autour de la dissimulation des émotions. La dissimulation peut même devenir une condition de la réussite sociale. Certains sont si doués en la matière qu’ils en deviennent sourds à leurs propres sensations. (Et bien sûr, à celles des autres. Pourquoi prendre en compte la sensibilité de l’autre quand nous ignorons la nôtre ?)

Clara Haskil vivait, je crois, sous l’impératif d’un autre principe. Elle ne voulait ni ne pouvait dissimuler. Quand bien même l’eût-elle souhaité, elle en était incapable. Elle s’était construite avec le langage de la musique. Langage qu’elle découvre dans l’environnement familial et dans lequel elle s’engage seule, avec désir, plaisir et sincérité. Clara Haskil jouait et a toujours joué, avec une simplicité dénuée de tout effet artificiel, avec une sensibilité et une intuition rares. A l’occasion de l’enregistrement du 3e concerto de Beethoven avec Igor Markevitch, un musicologue demandait à Clara Haskil ses théories. Elle a répondu : « Je n’en ai pas, je ne sais pas en faire. Je me contente de jouer. Ce que je puis vous dire, c’est que j’aime beaucoup le 3e concerto et que je le joue avec une joie et une émotion toujours renouvelée. Je déteste les photographies et les interviews.»

Dans un court et passionnant essai sur Mozart, le sociologue Norbert Elias note : « Il est seulement peut-être étonnant que Mozart ait survécu à la phase dangereuse de l’enfant prodige sans que son talent ne s’étiole. ». Comment survivre au regard, au jugement, à la pression qui nous invite précisément à dissimuler ?

Préserver la sincérité indispensable à tout geste artisanal et artistique a sans doute un prix. La sincérité de Clara Haskil l’a empêchée, isolée, meurtrie parfois. Mais dans le même temps, elle a aussi produit sa propre lumière. Comme Mozart, comme Rembrandt.

Clara Haskil était incapable de lutter pour elle-même. Oui, elle doutait. Oui, elle a connu des heures difficiles, mais elle a aussi été heureuse, je crois. Heureuse d’être elle même, finalement.

Pour que la musique de Clara Haskil nous parvienne, il a fallu la conviction inaltérable, exceptionnelle et féroce de ses amis qui l’ont soutenue et se sont battus pour elle, toute leur vie. Jamais la musique de Clara Haskil ne nous serait parvenue s’il n’y avait eu la générosité et l’acharnement de ses amis à la faire vivre.  

Clara Haskil écrivait souvent à ses correspondants de ne pas l’oublier. Jérôme Spycket note en exergue de sa biographie sur Clara Haskil, malheureusement épuisée : « Puisse ce livre aider à conserver vivant le souvenir de cette musicienne exceptionnelle, et constituer pour tous ceux qui luttent dans l’ombre pour leur Art une source d’énergie et une raison de ne jamais désespérer. » J’ajoute : une joie et une émotion toujours renouvelées.

- Serge Kribus

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Anaïs Marty

Après une formation en Deust à Besançon et à l’Ecole Claude Mathieu à Paris, Anaïs Marty devient comédienne au Festival de Caves, au Festival des Nuits de Joux et pour la compagnie Mala Noche. De Shakespeare à Lewis Carroll en passant par Molière, Büchner, Giono, Kleist ou Tchékhov, elle a joué dans plus de quarante spectacles.

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Max Lapiower

Max Lapiower est né en 1991 à Bruxelles. Il poursuit un Master en gravure à l’école des Beaux-Arts d’Anvers en Belgique. Il a réalisé la linogravure qui a servi à confectionner le rideau de scène pour la création du spectacle.

Il a également réalisé l’affiche du spectacle et les gravures qui figurent dans l’ouvrage « Clara Haskil prélude et fugue » publié par les éditions de L’avant-scène théâtre.

 

Générique

 

Texte /mise en scène      Serge Kribus

Interprétation                  Anaïs Marty

Création Lumières
Et direction technique 
 Jacques Magrofuoco

Scénographie                 Jacques Magrofuoco et Serge Kribus

 Costumes
Et accessoires
                Fabienne Damiean

 Création du rideau
Affiche et illustrations
  Max Lapiower

Ingénieur du son            Eric Degauquier

Entraînement vocal        Pauline Claes et Cécilia Kakonda

Assistanat                       Dorian Fourny

Régie du spectacle         Damien Zuidhoek

Musiques Enregistrées
Yves-Laurent Taccola et Emmanuel Emerich ont enregistré une pièce pour piano et violon composée par Clara Haskil à l’âge de 8 ans, ainsi que le Liebesleid de Kreilser.
Haïk Gouchtchian a adapté et joué au duduk Songs my mother taught me de Kreilser.

Piano      
                          Yves-Laurent Taccola
Violon                               Emmanuel Emerich
Duduk                               Haïk Gouchtchian
Enregistrement                Benoit Ouvrard

Fabrication du rideau      Big Image

Le spectacle a été créé en novembre 2017 au Théâtre Blocry et s’adresse à tous les publics, à partir de 9 ans. 

 

 Partenaires

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Crédits :

Toutes les photos de Clara Haskil sont reproduites avec l’aimable et généreuse autorisation de la Bibliothèque Cantonale Universitaire de Lausanne, fonds Clara Haskil. Remerciements à Verena Monnier.
© BCU - lien

Toutes les photos d’Anaïs Marty sont reproduites avec l’aimable  et généreuse autorisation de la photographe Lara Herbinia.
© Lara Herbinia - lien

Illustrations gravures. ©Max Lapiower