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Clara Haskil


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Une vie avec pour seuls bagages,
la musique, la sincérité
et le fidèle sourire des amis.

 

Texte et mise en scène
Serge Kribus

Interprétation
Anaïs Marty-Mazan

Production 
Compagnie Oh

 

Le texte est publié aux éditions de L’avant-scène théâtre.
www.avantscenetheatre.com

 Préface de Madame Anne Queffélec
Illustrations de Max Lapiower

 

Représentations les 28 et 29 mars 2019.
à L’Onde Théâtre, Centre de création, Vélizy
www.londe.fr

Diffusion en mai 2019 de la captation du spectacle sur les chaînes de la RTBF, télévision belge. Réalisation Julien Bechara.

Représentations les 10 et 11 octobre 2019
À L’Opéra de Metz.
www.opera.metzmetropole.fr

 Représentation le 27 aout 2021 en inauguration du Concours Clara Haskil à Vevey, Suisse.

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Le spectacle a été créé en novembre 2017 au Théâtre Blocry et repris en décembre 2018
au Théâtre Jean Vilar à Louvain-La-Neuve, en Belgique.
L’accueil du public et celui de la presse ont été unanimes et rares.
Le théâtre a affiché complet pendant les deux séries.

Plus de quatre mille trois cent spectateurs ont assisté au spectacle.
Quant à la presse, elle a été unanime et n’a pas tari d’éloges.

Le spectacle a été initialement produit par l’Atelier Théâtre Jean Vilar,
avec le soutien du Festival Hulencourt et de Spirit of change.

 

Une interprétation exceptionnelle et bouleversante.
Comme chez Haskil, la virtuosité se fait oublier
pour ne retenir que l’émotion.
Et ici aussi, le public ne peut que se lever
quand les derniers mots ont fini de résonner.
-
La Libre Belgique  

 Le public à la fin est debout,
soufflé par un destin et un jeu hors du commun.
- Le Soir

La pièce est à l’image du jeu de Clara Haskil,
c’est détaillé, lumineux, juste et beau.
C’est une des plus belles pièces de théâtre
que nous avons vue : elle nous a émus
.
- L’avenir

Dès les premières secondes, Anaïs Marty prend son public
et ne le lâche plus.
La comédienne dit le texte avec une justesse à couper le souffle.
Littéralement saisi, spectateur d'une vie qui se déroule
en accéléré sous ses yeux, le public est subjugué.
Des émotions que seul le spectacle vivant offre. Une pépite.
- Factuel

Alors inutile vraiment d’expliquer combien sincère, combien nécessaire...
L’actrice, le texte, le rideau, une incandescence que cette interprétation seule, ce rêve seul, ce chant parviennent à exprimer.
- Karoo

Magie irremplaçable du théâtre ! Courez voir Anaïs Marty.
Le spectacle est pour tous les publics et parlera à tout le monde.

- Points Critiques

 
 
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Pourquoi tu regardes le livre quand tu joues, maman ?

Maman dit

Parce que je ne connais pas ce morceau, alors je lis les notes.

Les notes sont dans le livre ?

Maman dit

Elles sont écrites, oui, ma chérie.


Mais maman, tu m’as toujours dit que la musique est dans le cœur.

La musique est dans le cœur, justement, ma chérie, nous ne pouvons pas prendre le cœur dans
notre main, tu sais, le sortir de nous-même et souffler dedans pour faire entendre la mélodie.


Non, bien sûr, maman !

Maman dit

Ceux qui ont envie de chanter chantent. Et ceux qui ont envie de chanter à plusieurs, ils écrivent
sur le papier les notes qu’ils ont entendues dans leur cœur.

Clara Haskil
Prélude et fugue

 

Synopsis

6 Décembre 1960. Le TEE, le Trans Europ Express entre en gare du midi à Bruxelles. Clara descend du train. Demain, elle donnera un récital de musique avec Arthur, son cher ami. Elle prend les escaliers mécaniques. Elle glisse et tombe. La pianiste relève la tête, la gare a soudainement disparu. Les flammes d’un incendie dansent autour d’une maison. C’est la maison d’enfance, rue Bravilor, à Bucarest, elle brûle. Les images apparaissent, le dessin des visages, les voix, tout le monde est là.

Voici l’histoire d’une femme modeste, sincère, drôle, au talent exceptionnel.

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La vie de Clara Haskil en quelques mots

La petite Clara naît à Bucarest en 1895. Elle ne sait pas encore écrire qu’elle reproduit à l’oreille les mélodies qu’elle entend. À 7 ans, son oncle l’emmène se former à Vienne, puis à Paris. Quand la jeune pianiste donne ses premiers concerts, le public se lève, les orchestres applaudissent, les chefs s’inclinent. Mais ça ne suffit pas. Les engagements sont rares, les cachets misérables. Sa santé fragile, son manque de confiance en elle, son trac maladif semblent la condamner. C’est sans compter sur les amis ! Ils savent, ils veillent et ne la lâcheront pas un seul instant. En 1950, Clara Haskil accède, enfin, à la notoriété et au succès mondial.

L’amitié est une bonne raison de vivre.
— Clara Haskil
 

 Presse

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Le professeur Anton Door attire notre attention sur une petite fille dont le talent musical est tout à fait exceptionnel. Il nous écrit : « Ces jours-ci s’est présenté chez moi un médecin venant de Roumanie et tenant par la main une petite fille de sept ans, fille d’une veuve. Cette enfant est un prodige : elle n’a jamais reçu de véritable enseignement musical – mais ce n’est pas nécessaire car tout ce qu’on lui joue, dans les possibilités de ses petites mains, elle le joue à son tour de mémoire, sans une faute, et qui plus est dans n’importe quel ton. Je lui ai présenté une sonate, facile, de Beethoven : elle l’a déchiffrée d’une façon parfaite sans un accroc. On se trouve là devant une énigme : cette maturité d’un cerveau d’enfant est véritablement angoissante.
— Anton Door, Neue Freie Presse, Avril 1902
 

Une joie, une émotion

Comme la peinture, la musique n’a pas besoin de mots. On peut ne pas y être sensible, ne pas l’aimer, ne pas la comprendre, mais elle n’est jamais confrontée à la limite des mots. La musique traduit nos émotions. Or je crois que les émotions sont l’une des principales sources de nos connaissances. Elles nous parlent et nous informent sur ce qui convient ou ne convient pas à notre corps. Ce n’est pas le langage qui mène aux émotions. Ce sont les émotions qui mènent au langage.

Etrangement, de nombreuses sociétés s’organisent autour de la dissimulation des émotions. La dissimulation peut même devenir une condition de la réussite sociale. Certains sont si doués en la matière qu’ils en deviennent sourds à leurs propres sensations. (Et bien sûr, à celles des autres. Pourquoi prendre en compte la sensibilité de l’autre quand nous ignorons la nôtre ?)

Clara Haskil vivait, je crois, sous l’impératif d’un autre principe. Elle ne voulait ni ne pouvait dissimuler. Quand bien même l’eût-elle souhaité, elle en était incapable. Elle s’était construite avec le langage de la musique. Langage qu’elle découvre dans l’environnement familial et dans lequel elle s’engage seule, avec désir, plaisir et sincérité. Clara Haskil jouait et a toujours joué, avec une simplicité dénuée de tout effet artificiel, avec une sensibilité et une intuition rares. A l’occasion de l’enregistrement du 3e concerto de Beethoven avec Igor Markevitch, un musicologue demandait à Clara Haskil ses théories. Elle a répondu : « Je n’en ai pas, je ne sais pas en faire. Je me contente de jouer. Ce que je puis vous dire, c’est que j’aime beaucoup le 3e concerto et que je le joue avec une joie et une émotion toujours renouvelée. Je déteste les photographies et les interviews.»

Dans un court et passionnant essai sur Mozart, le sociologue Norbert Elias note : « Il est seulement peut-être étonnant que Mozart ait survécu à la phase dangereuse de l’enfant prodige sans que son talent ne s’étiole. ». Comment survivre au regard, au jugement, à la pression qui nous invite précisément à dissimuler ?

Préserver la sincérité indispensable à tout geste artisanal et artistique a sans doute un prix. La sincérité de Clara Haskil l’a empêchée, isolée, meurtrie parfois. Mais dans le même temps, elle a aussi produit sa propre lumière. Comme Mozart, comme Rembrandt.

Clara Haskil était incapable de lutter pour elle-même. Oui, elle doutait. Oui, elle a connu des heures difficiles, mais elle a aussi été heureuse, je crois. Heureuse d’être elle même, finalement.

Pour que la musique de Clara Haskil nous parvienne, il a fallu la conviction inaltérable, exceptionnelle et féroce de ses amis qui l’ont soutenue et se sont battus pour elle, toute leur vie. Jamais la musique de Clara Haskil ne nous serait parvenue s’il n’y avait eu la générosité et l’acharnement de ses amis à la faire vivre.  

Clara Haskil écrivait souvent à ses correspondants de ne pas l’oublier. Jérôme Spycket note en exergue de sa biographie sur Clara Haskil, malheureusement épuisée : « Puisse ce livre aider à conserver vivant le souvenir de cette musicienne exceptionnelle, et constituer pour tous ceux qui luttent dans l’ombre pour leur Art une source d’énergie et une raison de ne jamais désespérer. » J’ajoute : une joie et une émotion toujours renouvelées.

- Serge Kribus

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Anaïs Marty-Mazan

Après une formation en Deust à Besançon et à l’Ecole Claude Mathieu à Paris, Anaïs Marty-Mazan devient comédienne permanente au Festival des Caves au Festival des Nuits de Joux et pour la compagnie Mala Noche. De Shakespeare à Lewis Carroll en passant par Molière, Büchner, Giono, Kleist ou Tchékhov, elle a joué dans plus de quarante spectacles.

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Max Lapiower

Max Lapiower est né en 1991 à Bruxelles. Il poursuit un Master en gravure à l’école des Beaux-Arts d’Anvers en Belgique. Il a réalisé la linogravure qui a servi à confectionner le rideau de scène pour la création du spectacle.

Il a également réalisé l’affiche du spectacle et les gravures qui figurent dans l’ouvrage « Clara Haskil prélude et fugue » publié par les éditions de L’avant-scène théâtre.

 

Générique

Équipe de création :

Texte /mise en scène     Serge Kribus

Interprétation                 Anaïs Marty-Mazan

Lumières          Jacques Magrofuoco

Scénographie                 Jacques Magrofuoco et Serge Kribus

Costumes
et accessoires
                Fabienne Damiean

Entraînement vocal       Cécilia Kakonda

Rideau de scène   Max Lapiower

Son             Eric Degauquier

Régie         Damien Zuidhoek

Équipe :

Auteur et metteur en scène Serge Kribus  

Interprétation Anaïs Marty-Mazan

Administratrice Silvia Mammano

Assistante de production Alexandra Boutin-Diaz

Directeur technique et régisseur Antoine Duris

Musiques Enregistrées
Yves-Laurent Taccola et Emmanuel Emerich ont enregistré une pièce pour piano et violon composée par Clara Haskil à l’âge de 8 ans, ainsi que le Liebesleid de Kreilser.
Haïk Gouchtchian a adapté et joué au duduk Songs my mother taught me de Kreilser.

Piano      
                          Yves-Laurent Taccola
Violon                               Emmanuel Emerich
Duduk                               Haïk Gouchtchian
Enregistrement                Benoit Ouvrard

Fabrication du rideau      Big Image

Le spectacle s’adresse à tous les publics, à partir de 9 ans. 

 

Avec le soutien de la Bibliothèque cantonale universitaire, BCU.

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Crédits :

Toutes les photos de Clara Haskil sont reproduites avec l’aimable et généreuse autorisation de la Bibliothèque Cantonale Universitaire de Lausanne, fonds Clara Haskil. Remerciements à Verena Monnier.
© BCU - lien

Toutes les photos d’Anaïs Marty-Mazan sont reproduites avec l’aimable  et généreuse autorisation de la photographe Lara Herbinia.
© Lara Herbinia - lien

Illustrations gravures. ©Max Lapiower